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Le circuit du Pas du Bouc

 

Vous pouvez nous envoyer vos plus belles balades ICI

   
       

Lieu : Pas du Bouc

Accès : Situation : Pinède du Porge 40 kms de Bordeaux au sud du lac de Lacacanau. Au Porge, prendre la D3 en direction de Lège-Cap Ferret. Environ 4 km après le panneau de fin d’agglomération, à Lauros, tourner à droite route de la Jenny.

La maison forestière se trouve à 2,5 km, juste après un pont. Vous pourrez vous garer à gauche après ce pont.
Voir carte Via Michelin
Consulter Méteo France

Durée : environ deux heures de marche pour un circuit en boucle de 7 km5
Difficulté : Aucune

Une fois la voiture garée sous la seule ombre du parking, nous partons pour deux heures de randonnée. La balade se déroulant sous le couvert de la pinède, la température, quasi caniculaire, ne devrait pas trop se faire sentir.
Direction la clairière. Un troupeau d’oies nous amuse. Nous restons un long moment à les observer. Visiblement elles suivent toutes une oie dominante qui hésite quant au chemin à emprunter. Sans doute les effrayons-nous!

A partir de la clairière, le sentier balisé de vert nous entraîne sur la gauche. Nous évoluons sur un sol moelleux constitué de sable recouvert d’épines de pins lisses et brillantes. La pinède a été plantée au XIX ème siècle, d’une part pour fixer les dunes, d’autre part (dans une autre zone) pour assécher le terrain marécageux. Les arbres sont très hauts et peu fournis. Au sol nous contemplons mousses et lichens et sommes fascinés par les champignons. Certains parviennent à s’enraciner jusque dans des pommes de pins ! La forêt est entretenue et reste pourtant sauvage. De jeunes pousses d’arbres se développent là où elles le peuvent. Parfois un chêne semble perdu au milieu des pins maritimes. Comment est-il arrivé là ? A-t-il été planté ?
Pendant la première demi-heure de marche, nous traversons trois allées coupe-feux avant de parvenir à une piste cyclable. Nous quittons le balisage vert, tournons à droite et cheminons sur la petite route pendant plus d’une demi-heure.

Après une borne à incendie, une intersection. Nous prenons la piste à droite, passons la barrière rouge et blanche, et nous continuons en suivant le balisage rouge et blanc du GR8. Si nous ne nous perdons pas, il devrait nous ramener à notre point de départ. Notre passage est salué par le chant des cigales, le crissement des épines de pins sèches sous les pieds, l’odeur de la résine et le soleil. Sur notre gauche, l’étang de Langouarde nous invite à une pause. Quelques canards colverts l’animent, quand de grands roseaux en embellissent les berges!

Nous réintégrons le parcours. Nous sommes en lisière de forêt, il fait de plus en plus chaud et il devient difficile de s’abriter. Pourtant, l’été se termine. On peut déjà voir fleurir la bruyère et pousser toutes sortes de champignons ! Le long de ce chemin, dans cette partie sans doute plus humide, les fougères aigle côtoient les ajoncs. Un grognement soudain me fait penser que nous sommes dans le vent d’un sanglier. Nous aimerions le rencontrer, mais nous avons oublié que cet animal courageux et rusé peut courir à plus de 50 km heure et qu’il n’attendra pas que nous le dérangions davantage pour réagir et se sauver. La fin de notre balade approche. Voilà plus de deux heures que nous sommes partis. La voiture n’est plus qu’à 300 m, à l’intérieur se trouve un bon pique-nique. Récompense bien méritée !

Le Saviez-vous ?

En France, la forêt représente environ 28 % du territoire soit 189 000 km². La plus grande forêt est la forêt des Landes de Gascogne qui s'étend sur 10 000 km² et dont la majeure partie se trouve dans le département des Landes (6 193 km²). Elle est plantée à 97 % de pins.
Le pin maritime permet à la fois d’assécher les marais et de fixer les dunes. Les racines à pivot des pins descendent jusqu’à plus de 6 mètres de profondeur, ce qui permet de fixer la dune.
Le plus vieil usage du pin maritime est sans aucun doute la récolte de résine, dénommée la gemme. Dès la plus lointaine antiquité, la gemme était recueillie sur les pins dans les Landes de Gascogne. La résine était indispensable pour calfater les navires en bois et entretenir les cordages. Au Moyen Age, les chandelles à base de ce produit remplacèrent les torches fumeuses, ce qui entraîna une forte augmentation de la demande. Parallèlement à cette production de résine, le pin servait aussi à produire du bois de mine. Le bois était utilisé pour le soutènement des galeries souterraines dans les mines de charbon.

Bonne balade !

     
       
 

 

 

 

 

 

   
 

 

 
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