- Edmond Boissonnet (1906-1995)
Fondateur du groupe des Peintres Indépendants bordelais en 1927, Edmond Boissonnet compte parmi les figures majeures de la scène artistique régionale et s'est affirmé, sur le plan national, comme l'un paysagistes les plus représentatifs du courant expressionniste.
Edmond Boissonnet a d'abord reçu une formation de sculpteur sur bois à l'école des beaux-arts de Bordeaux.
Dès 1921, il suit les cours de statuaire et de sculpture ornementale. Il s'illustre dans cette discipline et obtient, en 1923, un deuxième prix d'ornement. Il délaissera cette pratique en 1937, après une rencontre avec Pierre Bonnard : "Votre sculpture ne vaut rien, dans vos gouaches vos couleurs font l'amour. Boissonnet… vous êtes peintre". Raoul Dufy l'encourage également à peindre. Son travail est bientôt distingué par la critique et les récompenses suivent.
Sur les conseils d'André Lhote, il s'installe à Bordeaux et bénéficie alors de nombreuses commandes de vitraux et de panneaux décoratifs. Parmi ces réalisations, on peut citer celles du restaurant universitaire de Bordeaux et de la chapelle de l'institut des jeunes sourds de Gradignan, ou encore celles des églises d'Echourgnac, de Marmande et de Condat. En 1968, sa collaboration est également retenue pour la création de mosaïques au lycée de Talence, à l'observatoire de Floirac. D'autres décorations de même nature, réalisées avec la collaboration avec le peintre verrier J. Dupuy, voient le jour à Cenon, Lormont, La Teste...
- Rosa Bonheur (1906-1995)
Marie Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur, née le 18 mars 1822 à Bordeaux et décédée le 25 mai mai 1899 au château de By à Thomery, en Seine-et-Marne est une peintre française qui s'est spécialisée dans les représentations animalières. Son père, Raymond Bonheur, est peintre, et l'a encouragée et soutenue dans sa voie alors qu'elle était encore enfant.
Avec le "Marché aux chevaux" présenté au salon de 1853 elle connaîtra une gloire internationale qui lui permettra d'effectuer des voyages au cours desquels elle rencontrera des personnalités comme la reine Victoria. Elle aura l'occasion de rencontrer aussi l'impératrice Eugénie puis le Colonel Cody (Buffalo Bill) qui lui offrira une authentique panoplie de sioux.
Roa Bonheur, qui a mené une vie excentrique tout au long de sa vie a été la première femme artiste à être décorée de la Légion d'honneur en 1865. Cette distinction lui sera remise par l'Impératrice elle-même - En avril 1894 elle sera promue officier de la légion d'honneur.
On peut visiter son atelier au "Musée de l'atelier de Rosa Bonheur" à Thomeries (77) lien
- Léon Bonnat (1833-1922)
Léon Joseph Florentin Bonnat, né à Bayonne le 20 juin 1833 et mort à Monchy-Saint-Eloi le 8 septembre 1922, est un peintre académique et portraitiste français.
Entre 1846 et 1853, il vit à Madrid où son père est libraire et où il étudie la peinture auprès de José de Madrazo y Agudo et de Federico de Madrazo y Küntz. De retour à Paris en 1854, il devient l'élève de Léon Cogniet à l' Ecole des Beaux-Art. Sa Résurrection de Lazare lui vaut un deuxième prix de Rome en 1857. Délaissant les sujets historiques et religieux suite à un voyage en Italie à la fin desannées 1860, puis en Grèce et au Moyen-Orient à la fin des années 1870, il peint des scènes de genre et se consacre plus particulièrement au portrait. On lui doit ainsi environ 200 portraits, parmi lesquels ceux de Louis Pasteur, Alexandre Duams fils, Victor Hugo, Dominique Ingres, Hippolyte Taine et, parmi les portraits officiels, de Jules Ferry, Armand Fallières, Adolphe Thiers, Emile Loubet.
- Odilon Redon (1840-1916)
Odilon Redon, né le 22 avril 1840 à Bordeaux, décédé le 6 juillet 1916, fut un grand peintre et coloriste symboliste, célèbre
pour ses eaux-fortes et ses bouquets de fleurs au charme inégalé.
Ses parents vont en Louisiane pour essayer de s'y installer. Ils reviennent en France mais ce pays de bayou aura une profonde influence sur Odilon notamment le thème récurrent de la barque.
D'une santé fragile, il commence à faire des croquis très jeune et à l'âge de 10 ans, il reçoit un prix. Cinq ans plus tard, il entreprend des études dans ce domaine et plus particulièrement dans l'aquarelle mais sous l'influence de son père, il change pour l'architecture. Il renonce après un échec à un examen d'entrée, mais il en garde une précision rigoureuse dans ses dessins ainsi qu’une certaine prédilection pour les formes géométriques.
À son retour à Bordeaux, il se lance dans la sculpture et se fait initier à l'eau-forte et à la lithographie.
Il a publié de son vivant une intéressante autobiographie où sont évoqués ses rapports avec le milieu artistique et les ambitions artistiques et spirituelles de son époque.
On trouve une superbe salle Redon en permanence au Musée d'Orsay. lien