- Camille Bernier (1823-1902)
Bien que né à Colmar en 1823 et mort à Paris en 1902, on peut considérer Camille Bernier comme un peintre breton.
Après son mariage avec une brestoise en 1856 Camille Bernier se fixe dans la région de Brest, mais c'est à Kerlagadic en Bannalec qu'il s'enracine et séjourne la plus grande partie de l'année à partir de 1860. Jusqu'à sa mort, il ne peindra plus que les paysages de la région de Bannalec, landes, bois, champs, étangs et chemins creux. Il est considéré par les critiques contemporains, non seulement comme le spécialiste de la Bretagne, mais aussi comme un grand successeur de Corot. Il travaillait en plein air et apportait une extrême attention à la finition des détails.
Théophile-Louis Deyrolle (1844-1923)
Né à Paris en 1844 c'est en 1871 que Deyrolle rejoint son ami Guillou à Concarneau. L'année suivante, il épouse la jeune soeur de ce dernier et se fixe définitivement à Concarneau, partageant son temps entre son travail dans les huitières de l'arrière-port et la peinture. Comme son beau-frère, il puise l'essentiel de son inspiration dans les scènes de port et la vie des pêcheurs concarnois parmi lesquels il vit.
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Douanier Rousseau (1844-1910)
Henri Rousseau né le 21 mai à Laval en 1844 et mort le 2 septembre à Paris reste le plus célèbre représentant des peintres naïfs. Son emploi à l'octroi de Paris comme commis lui confère le surnom de "Douanier". Son entrée dans la vie artistique est relativement tardive, et c'est seulement en 1886 que sa renommée s'accroit lors de la participation au Salon des Indépendants. Le public n'apprécie guère sa manière de peindre.
Les.grandes Jungles, celles-là mêmes qui ont fait la célébrité de l’artiste, constitue le cœur de cette manifestation et illustrent l’inspiration primitive et faussement naïve du Douanier qui, n’ayant jamais quitté la France, puisait dans l’imagerie populaire, les albums et récits de voyage, les photographies anciennes, les cartes postales, les images du Jardin des Plantes ou du Museum d’Histoire Naturelle un répertoire de motifs magistralement orchestrés dans de mystérieuses toiles aux couleurs somptueuses.
Alfred Guillou (1844-1926)
Fils du pilote du port de Concarneau, Alfred Guillou a été très tôt fasciné par le monde des marins qu'il côtoie de très près. Ami et beau-frère de Deyrolle, il peint sans relâche la vie du port de Concarneau.
- Félix Jobbé-Duval (1821-1889)
Armand Félix Jobbé-Duval est né à Carhaix (Finistère) le 8 juillet 82 et est mort à Paris le 2 avril 889
Bien qu'étant à l'origine de la venue de Gauguin à qui il indique la pension Gloanec à Pont-Aven , il a peu pris son inspiration dans des sujets bretons. Peintre-décorateur, il a surtout exercé son art hors de Bretagne , en particulier à Paris (église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, église de la Trinité, église Saint Séverin, ,église Saint Sulpice) et à Lyon (hôtel de ville). Il a exposé aussi des peintures au salon de Paris. En Bretagne, il a travaillé dans l'ancien Parlement de Bretagne à Rennes. Il se distingue par une production abondante dans tous les formats avec une spécialisation dans la peinture murale tant pour les édifices religieux que laïcs. Préférant les fonds sombres et utilisant peu la couleur, il a un talent certain pour les portraits dans les compositions de groupe qui sait équilibrer sans se départir d'un académisme certain.
- Mathurin Méheut (1882-1958)
Né en 1882 à Lamballe dans une famille d'artisans, décédé à Paris le 22 février 1958, Mathurin Méheut fut un dessinateur et artiste pluridisciplinaire.
Après avoir été apprenti en 1896 chez un peintre en bâtiment, il entre à l'école des Beaux-Arts de Rennes en 1897 puis rejoint Paris. Sa longue et riche carrière débute réellement par une collaboration avec la station biologique marine de Roscoff. C'est là qu'il crée les bases du magnifique ouvrage « Étude de la mer 1913/1914 ». Ensuite, il entreprend un voyage qui le mènera jusqu'au Japon, mais est rappelé pour la Première Guerre Mondiale, lors de laquelle il produit un grand nombre de dessins, véritable témoignage de la vie dans les tranchées. Après l'armistice il revient dans sa Bretagne natale, et devient illustrateur. Il enseigne aussi à l'école des Beaux-Arts. Son activité est riche et variée: décoration du paquebot « Normandie », illustrateur de beaux livres, collaborateur précieux de la faïencerie à Quimper... Témoin d'une époque, passionné par les hommes de son beau pays, il a sillonné la Bretagne de Rennes à Dinan, de Roscoff à Saint-Guénolé, en pays Bigouden, laissant aux générations futures une production riche et un témoignage précieux.
Mathurin Méheut a été nommé peintre officiel de la marine en 1921.
Le musée Mathurin Méheut se situe à Lamballe , dans la ville qui l'a vu naître.
Place du Martray
22 400 Lamballe
Tél : 02 96 31 19 99
Fax : 02 96 50 19 79
Courriel : musee.m.meheut@wanadoo.fr
- Emile, Louis Vernier (1829-1887)
Lithographe de formation, Emile Vernier se consacre à la peinture en 1872. En 1874 il séjourne pour la première fois en Bretagne, d'abord à Cancale puis à Roscoff et Concarneau où il peint des paysages côtiers et des scènes de pêche.
La récolte du varech et la présence insolite des chevaux et des charrettes sur la grève fascinent particulièrement Emile Vernier.
- Jean-Marie Villard (1828-1899)
Né à Ploaré, près de Douarnenez, Jean-Marie Villard est d'abord instituteur à Pouldergat, à Quimperlé, à Quimper et enfin à Brest. Passionné par la photographie, il quitte la Bretagne pour se rendre à Paris en 1854-55. En 1864 il commence une carrière de peintre et expose des paysages inspirés de la région de Douarnenez. Il fréquente Pelouse , J. Noël et J. Breton. En 1871, il s'installe à nouveau en Bretagne et enseigne le dessin au lycée de Quimper à partir de 1877. Chaque été, il séjourne à Ploaré mais ne semble pas avoir eu de contact avec les peintres de la colonie de Douarnenez