A la sortie nord de la ville d’Ille sur Têt, prendre la D21 et franchir la rivière (fléché)
Départ de la visite du site depuis le parking Voir carte ViaMichelin
Durée de la balade : 1Heure – Parcours facile à faire en famille.
Un site unique classé en 1981. Curiosité naturelle, les orgues sont l’aboutissement d’une histoire géologique de plus de 5 millions d’années, depuis la mise en place de sédiments jusqu’à la période actuelle où l’érosion façonne encore des formes étranges.
Ce décor minéral, paisiblement installé au cœur de la vallée de Têt est un amphithéâtre naturel, une muraille de roches sédimentaires écorchée par l'érosion.
Les orgues d'Ille sont éphémères et appelées à disparaître avec le temps, car elles sont le fruit de l'érosion et du passage de l'homme.
Cet amphithéâtre naturel de roches sédimentaires dessine un étrange alignement de cheminées de fée au cœur d’une végétation méditerranéenne Chênes verts, cistes, bruyères, genets.
Les sols sont acides, fortement lessivés, pauvres en humus. Ce coin a été baptisé la vallée de l’enfer. Autrefois, les hommes travaillaient ces sols durs et arides sous un soleil de plomb. Ils ont dû défricher, niveler, construire des terrasses pour maintenir les terrains qu’ils ont fertilisés avec du fumier. Les matériaux pour les murets et les murs de cabanons étaient récupérés dans le lit des ruisseaux
Ici, l’érosion est forte. Les strates se sont accumulées et ont créé un large plateau, sculpté par l'érosion : orages, vents, eaux de ruissellement. Il en résulte les formes les plus variées, simples colonnades, piliers de cathédrale, masses architecturales comparables à des châteaux forts.
On observe de légères variations dans les dépôts : des strates d’argile, de sable, de graviers et de galets qui s’empilent
Apports sédimentaires provenant des reliefs voisins
De gigantesques colonnes évoquent des paysages arides ou désertiques
Enchevêtrement minéral de sculptures naturelles
Les demoiselles coiffées : La couche sommitale est imperméable et plus dure que la couche inférieure. Elle résiste mieux aux phénomènes d’érosion et contribue au maintien de la colonne qu’elle chapeaute
Cheminées de fées : colonnes de roches tendres érodées par les pluies et surplombées par des conglomérats de roche dure plus résistants à l’érosion |