Le terme de "pastou", dérivé du mot "pastre" = berger en vieux français, désigne le "Montagne des Pyrénées" chien de berger comme on l'entendait dans les temps anciens.
Au contraire du chien de conduite, le rôle du chien de protection n'est pas de rassembler le troupeau mais de le protéger contre les attaques d'animaux sauvages et/ou chiens errants. Marchant la plupart du temps en tête de troupeau, le chien inspecte le terrain avant l'arrivée des brebis puis crée, autour du troupeau, une zone de protection qui lui permet d'anticiper l'approche de tout intrus.
"Au troupeau j'en ai quatre, Rock et Roll les deux mâles et les femelles, Twist et Snow. Ils ne sont pas méchants, mais... pas toujours facile entre Rock et Roll lorsqu'une des femelles est en chaleur !
Je peux vous assurer que grâce à eux, je n'ai jamais eu d'attaque à la couchade. J'aime mes chiens, et ils protègent bien mon troupeau."
En alpage et en toute zone de pâturage, il est important de respecter le travail des éleveurs et des troupeaux, à fortiori en zone de présence de grands prédateurs tel que le loup.
Face aux chiens de protection, garder un comportement calme et passif. Ces gros chiens blancs veillent en permanence sur le troupeau et s'interposent entre le troupeau et tout intrus : animal sauvage, chien, randonneur ... Leur force est la dissuasion, ils vont rarement à l'affrontement. Garder ses distances avec le troupeau. Laisser le chien venir faire son travail d'inspection et d'identification. Ne pas encourager (nourriture, caresses) un chien trop "affectueux" envers vous, le renvoyer au troupeau.
Si le chien de conduite doit être attaché à son maître et lui obéir au doigt et à l'oeil, le chien de protection est d'abord attaché aux brebis. Il a été élevé dans le troupeau, il en fait partie et doit rester avec lui.

Il est de retour sur le territoire français depuis 1992 via l'Italie, après plus d’un demi-siècle d’absence. Depuis sa disparition, les éleveurs ont développé de nouvelles pratiques pastorales et les gestes ancestraux permettant de garder un troupeau en présence de grands prédateurs ont été oubliés (ou abandonnés par souci d’économie), à l’inverse de pays comme l’Italie ou l’Espagne où le loup n’a jamais disparu. Le loup revient dans un contexte fort difficile pour l’élevage ovin : il est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! De plus, l’espèce est toujours diabolisée. La peur du loup apparaît avec la christianisation : pour la religion de l’agneau, le loup est l’incarnation du mal. Aujourd’hui encore, notre représentation de l’animal est souvent irrationnelle et sans commune mesure avec la réalité.
Les loups survivent surtout en Espagne, en Italie et en Europe de l'Est, ailleurs la population ne dépasse pas quelques dizaines d'individus. On estime que 100 000 loups seraient répartis sur l'ensemble du continent européen. En France on en compterait environ 150.
Même si cette méthode n'est pas toujours acceptée par les éleveurs, le hurlement provoqué ou « Wolf howling », permet de confirmer la présence de loups par imitation du hurlement.
Débutée à titre expérimental en été 2003, cette méthode est reconduite chaque année dans les zones de présence permanente (présences du loup avérées pendant au moins 2 hivers).
Les prospections ont lieu entre le 15 juillet et le15 septembre, période pendant laquelle il est possible de différencier la voix des jeunes de celles des adultes. Les hurlements d’appel sont lancés par des hommes. Les moyens de reproduction audio n’ont pas été convaincants.
Certaines zones transfrontalières ont été prospectées en simultané avec les équipes italiennes pour déterminer s’il existait des meutes différentes de part et d’autre de la frontière ou s’il s’agissait des mêmes animaux. Si des réponses avec des jeunes sont obtenues de chaque côté au même moment, la thèse de meutes différentes est fortement probable. Ce qui n’est pas le cas s’il s’agit d’adultes, les animaux pouvant ne pas être ensemble à ce moment là contrairement aux louveteaux qui sont toujours regroupés au même endroit.
Entrez sur la piste du loup. Ce site met à disposition une information gratuite et sans prétention sur Canis lupus et ouvre une voie de dialogue vers ce que l’on pourrait appeler une cohabitation durable entre l’homme et le loup.
Le retour du loup en France en 1992 constitue un enrichissement de notre patrimoine naturel en matière de diversité faunistique.
Il est garant d'une nature sauvage et d'une
population de gibier saine.
Comme de nombreuses espèces, il est protégé par les dispositions de la convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel ainsi que de la flore et de la faune sauvage.
Mais, son retour pose des problèmes importants pour l'élevage extensif, et les pratiques pastorales traditionnelles telles que la transhumance en zone d'estive d'altitude.
Pour tenter d'apporter une solution, l'Etat, aidé par la Commission européenne, a mis en place des moyens de protection des troupeaux, d'indemnisation des dommages et de suivi scientifique de l'espèce et d'assistance aux éleveurs au travers de deux programmes LIFE .
La politique des ministères chargés de l'écologie et de l'agriculture pour la période 2004-2008 vise à :
- garantir un état de conservation favorable du loup, c'est à dire le maintien de sa population dans un état démographique et une distribution géographique en accord avec les critères définis par la directive Habitats,
- réduire les dommages aux troupeaux,
- rechercher et mettre en place des méthodes de gestion plus économes en moyens humains et financiers, notamment par l'harmonisation de la gestion des grands prédateurs.
Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie a demandé à ses services de mettre en chantier un nouveau plan d’action pour le loup pour la période 2008-2012.
Consciente des difficultés rencontrées par l’élevage en zones de présence des grands prédateurs, l’association FERUS a mis en place, un programme de soutien appelé PastoraLoup. Ce programme basé sur le bénévolat propose une aide complémentaire aux éleveurs et bergers dans la protection de leurs troupeaux.
Le programme pastoraLoup est soutenu par le WWF France, la SPA, le MEDD, Véolia et l’Union Européenne dans le cadre d’un projet LIFE Nature : LIFE COEX 2004 – 2008.
Ce site a été créé pour Alphonse, berger transhumant dans les Alpes de Haute-Provence. Crédits photos : Brigitte Eude , DR