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Saint-Rémy-la-Vanne

   
 

Lieu : A 13km de Coulommiers par l'A4 et la nationale 34

 


Durée : 3h30 pour 14 km

Difficulté : aucune

« La marche est une sorte de musique et de gymnastique tout à la fois. Elle cultive le corps et l’âme dans le même élan. L’effort  qu’elle impose au corps est gradué et continu, sans accès qui jette le corps au bord de l’effondrement. Le rythme qu’elle installe est égal et fortifie les muscles au fil du temps. »

Petite philosophie du marcheur, Christophe Lamoure.

 

Pour qui vit à Paris ou dans la région parisienne, un large éventail de balades s’offre au randonneur. A quelques km de la capitale on peut trouver des sorties adaptées à chacun et à faire en toute saison. Répéter la même balade plusieurs fois dans l’année permet aussi de voir l’évolution des paysages au fil des saisons.

 

A quelques kilomètres à l’est de Paris, le département de la Seine-et-Marne avec le pays des Morin est l’un des poumons verts les plus importants de la capitale.

Du nord au sud se succèdent les territoires de La Goële, du pays d’Ourcq, des vallées des deux Morins (petit et grand), de la Brie centrale, du Montois, de la Bassée, du Provinois, puis au sud, du massif de Fontainebleau, du pays de Bière et du bocage Gâtinais.

 

C’est à 13 km à l’est de Coulommiers que nous avons décidé de nous rendre, dans la vallée du Grand-Morin à Saint-Rémy-la-Vanne. Un circuit en boucle de 14 km proposé par la Fédération Française de Randonnée pédestre.

Bilan : bien qu’il suffise de lire le guide et suivre consciencieusement les balisages, à l’arrivée, après nous être perdus quelques fois nous avons marché 18 km et pendant 4h30.

Première sortie nature de l’année hors de Paris. Nos sens sont en éveil.  Le temps brumeux apporte du romantisme à la balade. Nos poumons s’emplissent d’air frais, nous renaissons. Parfums âcre de terre humide ou délicat des tapis de violettes, nous aimerions que ces moments durent éternellement.

 

En ce  tout début mars le développement de la nature paraît être en avance. Pâquerettes, fleurs de pissenlit, coucous et violettes tapissent les prés. Quelques fleurs de colza sont déjà épanouies, Changements climatiques ?

Dans les jardinets des « bricoles », les pelouses sont parsemées de primevères.

 

Pique-nique sous les pommiers. Etonnant le nombre d’arbres envahis par le gui !

 

Les vergers à pommiers font partie des paysages de Seine-et-Marne. Les vergers ont remplacé la culture de la vigne décimée au 19e siècle par le phylloxéra. Plantées en majorité en pommiers à cidres ils se sont multipliés sur les coteaux des vallées de la Seine et Marne.

 

Souvenir : la même balade réalisée en automne quelques années auparavant m’avait permis de me remplir les poches de pommes tombées, et d’en faire ensuite une excellente compote !

 

L’itinéraire nous fait traverser le Grand-Morin à plusieurs reprises. Tout au long de la rivière les moulins racontent l’histoire du département. L’industrie hydraulique y a été développée dès le 3ème siècle. Au 15ème on  comptera sur le Grand-Morin jusqu’à 70 moulins à blé, à papier, à tan, à huile ou à draps et 25 sur son affluent, l’Aubetin. Aujourd’hui certains de ces moulins sont en ruine, d’autres ont été transformés en résidence secondaire !

 

Nous traversons quelques lieux-dits aux noms évocateurs ; les Limons-Couronnés, la Petite Vacherie, passons à proximité de Saint-Siméon puis traversons Mondollot, les Petites-Bordes et les Grandes-Bordes avant de retrouver Saint-Rémy-la-Vanne.

 

A propos du gui

Sa propagation est considérée par les forestiers comme un véritable fléau car sa présence provoque l’affaiblissement de l’arbre, ralentit sa croissance et diminue la qualité du bois et de la production fruitière. Sa propagation est le plus souvent due aux grives et aux fauvettes à béret qui en sont friandes et qui, après digestion, répandent les graines d’arbres en arbres.

Le code rural en exige l’élimination mais la lutte contre le gui n'est pas facile. La plus éprouvée est la méthode mécanique qui consiste à enlever les touffes de gui, mais cela n'est généralement pas suffisant car tant qu'on n'a pas extirpé les cordons corticaux, ceux-ci peuvent émettre des bourgeons adventifs capables de créer de nouvelles touffes. Il faut donc tailler les branches assez largement avant le point de fixation, mais difficile si le gui est implanté sur une branche maîtresse, voire sur le tronc.

Chez les Druides, le gui était considéré comme une plante sacrée. Selon eux, cette plante avait des propriétés miraculeuses, dont celles de guérir certaines maladies, d'immuniser les humains contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les protéger des méfaits de la sorcellerie. De plus, lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient déposer leurs armes et observer une trève jusqu'au lendemain. C'est de là que proviendrait, paraît-il, cette ancienne coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienveillance.

 

Bonne balade !

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