|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
-
J’ai une tendresse particulière pour ce petit bout de terre situé à
18 kilomètres des côtes vendéennes. J’y viens régulièrement et j’éprouve toujours le même bonheur à en redécouvrir les paysages. En général, tout juste arrivée à Port-Joinville, je m’empresse de louer une bicyclette sur les quais et, dès le premier jour, selon le temps que je m’accorde, j’entreprends l’une des trois balades en boucle proposées par l’office du tourisme.
Les temps estimés pour les itinéraires sont évalués très largement. A peine plus grande que Ouessant - l’île d’Yeu ne fait qu’une dizaine de kilomètres de long pour quatre de large - il est possible d’en réaliser le tour en quelques heures. Bien qu’il s’agisse du plus long, le circuit qui boucle l’île reste de loin mon préféré. Une quarantaine de kilomètres à parcourir pour découvrir l’ensemble des côtes !
- Crème solaire, serviette, maillot de bain et bouteille d’eau installés dans le panier de la bicyclette, c’est souvent en deuxième partie d’après-midi que j’entame ce parcours. Petit secret : alors que la plupart des personnes circulent d’ouest en est, je commence par la côte orientale, du côté des grandes plages de sable fin. Cela me permet de bénéficier d’une baignade ensoleillée face au continent, mais surtout d’admirer la côte occidentale au soleil couchant.
Garder le meilleur pour la fin en quelque sorte !
- Dès la sortie de Port-Joinville, par la route des bois de pins, les plages se succèdent. Plages de « Ker Châlon » des « Sapins »,
de « la Raie Profonde », du « Marais Salé », de « la Petite Conche », des « Ovaires » et enfin de « la Grande Conche ».
Cette mise en jambe sur terrain plat me permet de m’imprégner des paysages. Clairières parsemées de sénéçons, grands fûts de pins ou de cupressus traversés par les rayons de soleil apportent une note magique à la promenade.
- Première étape : plage du Marais Salé pour une baignade. Puis direction « Pointe des Corbeaux ». Le nom de ce lieu aurait pour origine une légende rapportant qu'autrefois deux corbeaux blancs régnaient sur l'île et y rendaient la justice en départageant les plaignants. A cette extrémité de l’île un phare mis service en 1868 domine de ses19 mètres. Détruit pendant la dernière guerre,
il a été reconstruit dans les années 50. Ses feux sont visibles jusque environ 34 kms. Bicyclette posée sur sa béquille, assise face à la Côte Sauvage, j’en contemple les rochers battus par les flots…
- Pour poursuivre il faut rebrousser chemin sur quelques centaines de mètres avant de s’engager à gauche vers la plage des Vieilles. Cette plage, parce que facilement accessible, est souvent très fréquentée. Un vieux Tub Citroën aménagé en boutique y est installé pendant la saison estivale. On peut s’y procurer boissons
et menus « en-cas » tout en devisant avec sa propriétaire...
Sur la partie droite de la baie, au pied de la falaise, des blocs de calcaire témoignent des assauts incessants de la mer… Il faut s’armer de courage pour gravir le chemin qui longe la plage puis domine la crique en un superbe panorama. Plus loin, à gauche, une chaussée descend vers le port des Vieilles…
- Un arrêt à l’anse des Soux permet de se rafraîchir dans la crique. Par la suite, l’itinéraire proposé mène à " Notre Dame de Bonne Nouvelle " protectrice des pêcheurs. Cette petite chapelle blanche domine « la Meule ». Le soleil couchant illumine ce port naturel dédié à la pêche aux crustacés. Comme plus d’un tiers des paysages de l’île, le site est classé !
- La balade se poursuit vers le château. Des moutons, de même couleur que la lande brûlée par le soleil, paissent tranquillement
au milieu des goélands. Pour avancer, il faut se frayer un passage au sein du troupeau… Des lapins de garenne gambadent parmi les « queues de lièvre » qui ondulent au souffle léger du vent. Le soleil descend. Plus personne sur la lande. Le vieux château édifié au XIVè siècle apparaît en contrebas. Il aurait, dit-on, inspiré Hergé pour le manoir de l’île noire. Son aspect austère apporte une
touche romanesque au paysage. Pendant quelques instants,
j’imagine Tintin sur son îlet rocheux, poursuivi par le gorille qui hante le château isolé… Le gorille va-t-il apparaître ?
- Etape suivante : la plage aux Sables Rouis. L'orthose, un feldspath, qui constitue l'un des trois composants du granite,
donne cette couleur particulière au sable de cette plage qui rougeoie au soleil couchant. Une merveille !
- Dernière étape . Un peu moins de dix kilomètres restent à parcourir pour atteindre Port-Joinville. A droite le Grand Phare grandit puis … diminue. Le circuit longe l’aérodrome. Dans le prolongement de la piste apparaît la pointe du but. Le jour décline et la perspective d’une bonne soupe de poissons, spécialité de la « Voile Aurique » me fait accélérer. Les plages de la Gournaise, de la Pulante et des Roses défilent. Puis les derniers coups de pédales m’amènent jusqu’aux premières maisons de Port-Joinville !
|
|
  .png)
.png)
.png)
|
|
|
|
|
|
|
|
.png) .png) .png)
 .png)
.png) 
.png) .png)
.png) .png)
 .png)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|